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Dans Cinq surveillances de base pour une entreprise compétitive, nous avons vu que le monitoring de l’information formelle et informelle, de la concurrence, des grandes tendances du marché, des technologies et des ONG spécialisées peut être décisif pour une entreprise en compétition. Nous sommes malgré tout arrivés à la conclusion que, face au durcissement des affrontements économiques sur la scène internationale, l’entreprise africaine est contrainte de passer à l’étape suivante, à savoir l’intelligence économique, entendue comme un processus de collecte, de traitement et de diffusion de l’information utile aux acteurs économiques. Or, dans ce domaine, seules, les entreprises peuvent à la fois beaucoup et pas grand-chose. Elles peuvent beaucoup parce qu’une entreprise, prise isolément, est capable de mettre en place une unité d’intelligence économique ou de veille stratégique performante, à l’instar de la BMCE Bank au Maroc ; pas grand-chose, hélas, parce que la guerre économique, telle qu’elle frappe le continent, exige que d’autres acteurs de poids se tiennent instamment aux côtés des entreprises dans le cadre d’une stratégie continentale. Il s’agit des organisations de la société civile, des Etats, des organisations sous-régionales et de la nouvelle Autorité africaine. Les entreprises Les enjeux de l’intelligence économique pour les entreprises africaines sont désormais clairement énoncés : pour survivre et rester compétitives, elles doivent profiter des opportunités offertes par la société de l’information pour s’interroger et s’informer sur les stratégies, les méthodes et les outils des concurrents, de manière à pouvoir anticiper et même innover avec le maximum de rapidité possible. Ici, le facteur temps est primordial, de même que le caractère informel d’une bonne partie de l’information stratégique disponible en Afrique. Par conséquent, les rôles doivent être bien définis au sein de l’entreprise entre ceux qui observent, ceux qui analysent et ceux qui décident. Tous doivent avoir à l’esprit que l’amélioration des résultats de l’entreprise dépend en partie de leur capacité à interagir en interne, ainsi qu’en externe, avec les ministères et organisations de la société civile compétents. Lire la suite sur Les Afriques
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